J’enseigne la formation musicale depuis 2002. Dans mes cours, j’ai parfois passé beaucoup (trop) de temps pour l’apprentissage de la lecture des clefs de sol et de fa. A tel point que je n’avais plus assez de temps pour les autres domaines à aborder dans le temps de cours.
D’autres fois, il ne me restait que 3 minutes à la fin de l’heure pour faire quelques lectures avec mes élèves.
Et soyons réalistes, peu d’entre eux prennent la peine de lire à la maison…
Le pire c’est qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils devraient apprendre à lire des notes qu’ils ne jouent pas (encore) à l’instrument, voire même qu’ils ne joueront jamais avec leur instrument.
Comment on motive le flûtiste pour lire la clef de fa…?
Ou bien le batteur pour apprendre la clef de sol ?
Résultat : ils galèrent à jouer leurs partitions, car la lecture est lente, souvent laborieuse.
Et fatalement, ils sont nuls en déchiffrage.
Bon. Mes élèves sont, somme toute, sûrement dans la moyenne comportementale de la totalité des élèves. Mais comment s’en contenter ?
Alors, un jour j’ai testé quelques exercices très simples, sous forme de jeu. Un défi.
Je leur ai proposé de préparer une ligne de lecture de notes – une seule – assez facile, avec seulement des notes qu’ils jouent déjà à l’instrument, et de revenir me la lire quand ils se sentiraient prêts.
Ça a fait fureur. À tel point qu’ils m’en ont réclamé un autre, puis un autre, puis un autre.
Ils étaient tellement fiers de réussir à relever ces petits défis qu’ils montraient leurs exploits à leurs autres professeurs d’instrument ou d’orchestre, à leurs parents, à leurs amis…
J’ai donc réuni tous ces petits défis dans un carnet. Le carnet de notes – volume 1.
Avec le carnet de notes :
J’apprends à mon rythme, hors temps de cours : principe de la classe inversée
C’est facile car je joue les mêmes notes à l’instrument : assimilation et ancrage
Je lis quand je veux, où je veux : autonomie
Ma progression est personnalisée : différenciation
Je choisis moi-même quand je suis prêt pour me faire évaluer : pédagogie positive et de réussite
À la fin, je sais lire les clés de sol et fa jusqu’à 3 lignes supplémentaires.
Ce carnet comprend :
7 parcours pour apprendre progressivement à lire les notes en clef de sol et clef de fa (jusqu’à 3 lignes supplémentaires), soit 185 lignes d’exercices. Cela correspondant grosso modo aux objectifs de lecture d’un premier cycle de conservatoire. En fonction de l’instrument pratiqué et de la progression de l’élève, l’enchaînement des parcours est personnalisé : Parcours «Clarinette», «Flûte», «Violon», «Guitare», «Claviers», «Tuba», «Saxophone» et «Sup» (lignes supplémentaires). Chaque parcours est construit autour des notes utilisées dans l’apprentissage des instruments listés ci-dessus. L’élève apprend donc à lire en suivant la même accumulation et le même ordre de notes que lorsqu’il joue de son instrument, ce qui renforce le lien entre les différentes disciplines (formation musicale, instrument, orchestre…), augmente fortement l’ancrage et rend l’assimilation plus aisée.
1 page pour se forger sa représentation mentale des notes et intervalles
1 page pour noter sa progression personnalisée : ordre des parcours, date de début et de fin pour chacun
Des question bonus (et parfois piège !) à la fin de chaque parcours pour apprendre ou réviser la classification des instruments de musique
1 tableau d’illustration des principaux instruments classés par famille
2 pages de portées pour ses notes personnelles
1 page de portée de grande taille pour ses premiers écrits !
Apprendre à lire les notes devient facile, efficace et ludique !
Dans la FAQ aujourd’hui, je réponds à une question fréquente :
« Comment changer le tempo prédéfini dans la palette ? »
La palette Tempo présente des indications qui comportent toutes en effet la valeur 80. Mais ce n’est qu’un exemple.
Sauf que les partitions ne sont pas toujours à 80 🙂
Il faut donc commencer par insérer le tempo de la valeur souhaitée : noire =, croche =…
Puis on modifie le nombre 80 : double-cliquer dessus pour éditer ce qui n’est qu’un texte : on efface la valeur 80 et on écrit le nombre souhaité.
Ok, mais alors si on insère une indication textuelle de tempo, comme « lento » ou « allegro », quelle sera la vitesse réelle de ces indications qui sont par définition subjective ?
Il suffit de cliquer sur l’indication de tempo qui a été insérée dans la partition pour la sélectionner, puis aller dans l’onglet « Propriétés » (dans la colonne de gauche, vers les Palettes). tu y verras un champ marqué « Remplacer le tempo écrit » par … Saisis ici la valeur souhaitée.
On peut donc gérer les différents tempi de manière très fine. Même imaginer des choses improbables : une mention « Allegro » dans la partition mais un tempo réellement joué à 50 par exemple.
Je reviens sur le triolet, mais cela s’appliquer à toutes les divisions irrégulières.
C’est une source de difficulté et de questionnement à laquelle beaucoup sont confrontés.
Pour s’en sortir, il faut retenir une seule règle, en 3 étapes (à réaliser dans l’ordre) :
On commence par sélectionner (donc cliquer dessus) une note ou un silence de la valeur rythmique TOTALE de la division irrégulière que l’on veut saisir.
Dit autrement :
Sélectionnez la durée totale de la division : (par exemple une noire pour un triolet de croches)
Allez dans le menu Ajouter > Divisions irrégulières > Triolet (ou appuyez sur la combinaison de touches Ctrl+3) (mac : Cmd+3))
Saisissez les trois notes dans le triolet.
Exemple : pour saisir un triolet (de croches), on commence par sélectionner un soupir ou une noire (dans la portée ou dans la barre d’outils). Puis seulement après on choisit le triolet (menu Ajouter > Divisions irrégulières > Triolet ou CTRL+3). Et enfin on saisit les notes.
Pour saisir un triolet de noires, on commence par sélectionner une demi-pause ou une blanche, puis seulement après on choisit le triolet (menu Ajouter > Divisions irrégulières > Triolet).
L’erreur que font beaucoup d’utilisateurs, c’est d’oublier l’étape 1 : ils vont directement à l’étape 2 (dans le menu Ajouter > Division irrégulière > triolet) alors qu’une valeur rythmique quelconque est déjà sélectionnée, et ce n’est pas forcément la noire. Ils insèrent donc un triolet… mais de double-croches ou autres…
Peut-être que comme beaucoup de monde, tu as perdu à tes débuts pas mal de temps à rechercher des informations pour prendre en main MuseScore. Tu as tâtonné, peut-être même galéré…
À l’heure du web 2.0, jamais autant d’informations n’ont été disponibles et à notre portée. Les ressources, vidéos, tutoriels, le manuel en ligne, les groupes de discussion et autres documentations foisonnent de toute part. C’est vraiment chouette et ça démontre l’engouement pour ce logiciel.
Mais il y a en même temps un « mais », un revers de la médaille…
Certains sont perdus.
Beaucoup de débutants ne savent plus où chercher, trouvent un bout de solution de ci, de là et qui ne correspond pas toujours à ce qu’ils voudraient réaliser ; et au final perdent du temps et de l’énergie. Ils se découragent car ça n’avance pas comme ils l’espéraient et pensent que MuseScore est un programme difficile à appréhender.
De toutes mes formations « Initiation » depuis 2010 et après avoir accompagné des centaines de personnes pour leurs premiers pas, j’ai dégagé 5 étapes cohérentes pour une courbe d’apprentissage facile, douce mais qui inculque toutela logique du logiciel, en éliminant tout lesuperflu.
Mes élèves disposent donc d’une documentation claire et précise que leurs collèges qui n’avaient pas suivi la formation me suppliaient d’obtenir. Alors j’en ai fait le guide « MuseScore 4 Essentiel ».
Ce manuel synthétise les premières étapes à maîtriser pour écrire ses partitions simplement dans MuseScore. Testé, approuvé, plébiscité.
PS : Alors bien sûr, si tu as dépassé le niveau débutant (ce qui est souvent le cas avec les lecteurs de cette liste), ce guide te sera moins utile, c’est sur. Pour les niveaux plus avancés, d’autres contenus spécifiques vont arriver dans les prochaines semaines.
Et pas de panique ! Si tu penses que ce nouveau rythme de réception va être trop soutenu pour toi (car tu as bien sur le droit de ne pas avoir envie de recevoir un mail chaque jour de ma part), tu pourras toujours te désabonner et piocher de temps en temps ce qui t’intéresse sur mon site ou sur mes divers comptes de réseaux sociaux.
Pourquoi un message quotidien ?
Avec l’expérience de ces dernières années, synthétiser des astuces dans des formations ou des faq est très chronophage. Et chaque jour je réponds à des mails de demande d’aide ou aux élèves de mes formations.
Alors plutôt que d’envoyer des réponses ou des conseils à une seule personne, je transforme la liste de diffusion en information quotidienne. Ça optimise ma charge de travail et surtout ça permet à tous de profiter des échanges que je tiens chaque jour avec l’un ou l’autre des abonnés de Hacking MuseScore. C’est une manière plus efficiente de poursuivre ce que j’aime : partager nos expériences autour de MuseScore.
OK, ça me va. Mais de quoi ça va parler ?
On conserve les fondamentaux : des décryptages, dossiers, articles, reportages, interviews, trucs et astuces, vidéos, formations, coaching… dans les 4 grands domaines suivants :
Se former à l’utilisation du logiciel
Noter tout ce que l’on veut
Apprendre la musique
Enseigner avec MuseScore
Et j’ajouterais aussi compte tenu des multiples questions à ce sujet depuis le rachat de MuseScore en 2018 :
Mieux connaitre et comprendre l’écosystème et tout ce qui entoure le logiciel.
Pour être parfaitement transparent, sache que tu verras également passer les guides, publications, formations et prestations de services que je propose habituellement à la vente, toujours avec des avantages pour les abonné(e)s. Ça reste totalement facultatif et tu peux très bien bénéficier de tous les autres contenus de cette newsletter sans jamais profiter d’une offre payante.
Ces messages quotidiens, vous pourrez également les retrouver en podcast sur YouTube si vous préférez ce format et écouter tranquillement la lettre en audio.
Après avoir contribué au projet MuseScore pendant plus de 10 ans, j’observe maintenant de l’extérieur le cheminement de ce formidable outil de notation, avec un œil critique mais bienveillant, tout en restant vigilant aux valeurs de liberté et de partage qu’induit un logiciel libre.
Peut-on lire ci et là sur la toile. Alors, vrai ou faux ?
Cet article répond à cette question et fait le point sur le fonctionnement de MuseScore aujourd’hui. En effet, depuis 2017 et le rachat par Ultimate Guitar de la société qui portait MuseScore depuis ses débuts (MuseScore BVBA, créée par les trois fondateurs de MuseScore : Werner Schweer, Thomas Bonte et Nicolas Froment), MuseScore connaît une forte restructuration de son écosystème. Peu d’informations circulent et certaines sont parfois contradictoires.
État des lieux.
Rappel des faits – Si vous avez râté le début
2002 : Werner Schweer code Muse, un programme pour noter ses morceaux de piano. 2008 : Nicolas Froment et Thomas Bonte le rejoignent pour porter le programme sur Windows et macOs pour l’un et créer un site et une communauté pour l’autre. MuseScore prend alors la forme que nous connaissons actuellement et commence son véritable essor. 2017 : MuseScore est devenu le logiciel de notation musicale le plus utilisé dans le monde, toujours libre et gratuit, traduit en plus de 60 langues et porté par une grande communauté. Le site musescore.com permet le partage et la diffusion gratuite de plus de 700 000 partitions, non sans poser des problèmes de droits d’auteur. Afin de poursuivre et pérenniser ce développement, les trois fondateurs historiques vendent la société MuseScore BVBA à Ultimate Guitar : les sites musescore.org et musescore.com, l’application mobile et le livre Mastering MuseScore. Le logiciel reste libre et gratuit. 2019 : Ultimate Guitar apporte de grands changements : accélération du développement du logiciel – tous les trois mois en moyenne une nouvelle version est publiée (majeure, mineure ou un correctif) – changement de la stratégie commerciale de l’application mobile et évolution du site de partage de partitions musescore.com avec une politique d’abonnement revue.
MuseScore : on parle de quoi au juste ?
Tout d’abord, qu’entend-on par « MuseScore » ? Car ce nom représente un logiciel de notation musicale, des sites web et une application mobile.
Le logiciel
Rassurez-vous, le logiciel MuseScore qui permet d’écrire les partitions de musique est et restera gratuit. C’est un logiciel libre, placé depuis ses débuts sous licence GNU General Public Licence, ce qui garantie qu’il restera… libre et gratuit. Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site musescore.org. Il est disponible pour de nombreuses plateformes.
L’application mobile
Sur Android et iOs, une application mobile « MuseScore » est disponible. Elle a elle-aussi défrayé la chronique à l’automne 2018 et fera donc l’objet d’un article à part entière.
Le site musescore.org
C’est le site officiel de MuseScore dédié au logiciel et à la communauté : téléchargement, manuel en ligne, forum de support et de développement, documentation, FAQ…
Le site musescore.com
Ce site dont seule l’extension change par rapport au précédent (.com / .org) est consacré au partage des partitions réalisées avec MuseScore. Il recense pas loin d’un million de partitions, de tous styles et pour tous les instruments, parfois de qualité professionnelle… ou non. Le problème, c’est que l’on retrouve sur le site des partitions issues du domaine public, d’autres qui sont des œuvres originales et – et c’est là que ça coince légalement – des partitions d’œuvres protégées par le droit d’auteur.
Qu’est-ce qu’une partition protégée par le droit d’auteur ?
Une partition est une version sous forme graphique (notation musicale) d’une œuvre musicale. L’auteur de cette œuvre bénéficie de plusieurs droits (droits moraux et patrimoniaux) appelés communément les droits d’auteur. À ceux-là peuvent s’ajouter d’autres droits si l’œuvre est éditée (édition sonore comme un disque audio ou édition graphique comme une partition). Ainsi, les œuvres soumises au droit d’auteur ne peuvent faire l’objet d’une nouvelle version (un arrangement par exemple) sans l’autorisation des ayants droits (auteur et/ou éditeur). Quand cette autorisation est accordée, elle l’est bien souvent contre rémunération. Sur le site musescore.com, celui qui dépose une partition soumise au droit d’auteur est averti qu’il n’a le droit de le faire que s’il dispose de l’autorisation des ayants droits(1,3). C’est là qu’est le maillon faible : par ignorance ou par négligence, nombre de partitions sous de nouvelles versions non autorisées sont partagées en toute illégalité, ce qui n’est pas (du tout !) du goût des ayants droits et notamment des grands groupes éditoriaux tels d’Universal ou Al Leonard qui n’héistent pas à faire la chasse à ces partages prohibés et donc à ces revenus manquants.
C’est donc face à ce constat qu’Ultimate Guitar a décidé de négocier avec les éditeurs afin de trouver le juste modèle pour tout le monde – comme il l’avait fait avec succès des années plus tôt avec ses sites de partage de tablatures de guitare ; faute de quoi, le site musescore.com aurait potentiellement pu disparaître. La solution retenue a été de modifier les termes d’utilisation de musesocre.com pour permettre une rémunération des ayants droits lors de l’utilisation d’une œuvre de leur catalogue.
Ultimate Guitar a donc fait évoluer son système d’abonnement ces derniers mois et c’est ce point précis qui nécessite des éclaircissements.
Avant juillet 2019 :
* Tout créateur de partition avec MuseScore pouvait créer un compte gratuit sur musescore.com lui permettant de stocker et de partager jusqu’à 5 partitions. Un compte « Pro » (au tarif annuel de 49$) permettait principalement d’enlever cette limite. * De l’autre côté, le visiteur pouvait parcourir les partitions, les lire, les faire sonner et les télécharger aux formats MuseScore, PDF, MIDI, MusicXML, MP3.
Après juillet 2019 :
* Le créateur de partitions peut toujours créer un compte gratuitement pour stocker et partager ses partitions originales, du domaine public ou soumises au droit d’auteur pourvu qu’il en ai l’autorisation. Il n’y a plus de limite à 5 partitions uploadées. Le compte Pro est toujours disponible au même tarif (49$) avec des fonctionnalités en plus (télécharger n’importe quelle partition, outils de statistiques, de lecture, d’export, accès à plus de 2 groupes de discussion et à un groupe dédié aux membres Pro, aucune publicité…). Le visiteur peut : ° Si la partition est une œuvre non soumise au droit d’auteur : lire, faire sonner, partager, imprimer, télécharger (aux formats MuseScore, PDF, MIDI, MusicXML, MP3) et mettre en favoris ° Si la partition est une œuvre protégée par le droit d’auteur : lire, faire sonner. Pour partager, imprimer, télécharger, l’abonnement est requis.
La nouveauté par rapport à avant c’est que la possibilité de télécharger la partition est devenue payante si l’œuvre est soumise au droit d’auteur (il faut être abonné), générant ainsi plus de revenus pour rétribuer les ayants droits.
Ce fonctionnement n’est pas parfait, car il est difficile pour Ultimate Guitar de déterminer avec certitude le statut de chaque partition uploadée sur son site. Ce statut repose uniquement sur la déclaration du créateur de la partition et pour diverses raisons évoquées plus haut cette déclaration peut être erronée. Conséquence : certaines partitions non soumises au droit d’auteur ou appartenant au domaine public se voient bloquées au libre téléchargement nécessitant alors l’abonnement, ce qui au passage, permet à Ultimate Guitar d’empocher quelques bénéfices nets de toute réversion ultérieure. Beaucoup d’incompréhensions et de vives réactions proviennent de là. Pour autant, Ultimate Guitar est conscient du problème et déclare travailler à son amélioration :
Author’s original works and compositions from Public Domain
At the moment, unfortunately, we do not have a trustworthy tool to distinguish songs under copyright from songs available for distribution. It’s a big problem we’re working on. The value of our product lies in such scores and the authors of this content are very important for us. The current situation promises to be a major boost for development. We made a lot of effort recently to improve the catalog/listing of the website. We will now focus on working with independent authors and users who work with Public Domain music. We will release updates in the near future that will allow to open original scores to everyone.
We ask you to be patient with this process. Most likely we will need a lot of help from the community in order to be able to move forward and contribute to the free distribution of digital music in every way possible.(2)
Pour en savoir plus, je vous invite à écouter l’interview de Daniel Ray, Directeur de la stratégie MuseScore pour Ultimate Guitar sur le blog Scoring Notes, interview réalisée par Philip Rotham lors du NAMM 2020.
Le domaine du droit d’auteur, de l’édition musicale et du partage de la musique est extrêmement complexe. Des modèles restent à inventer. Ultimate Guitar s’y emploie, non sans aléas, mais gageons que l’esprit de partage et de transmission qui forge l’ADN de MuseScore depuis ses débuts perdure et permette de voir aboutir un modèle acceptable pour tout le monde. À suivre…
Pour faire suite aux initiations à Musescore de cet automne, un stage de perfectionnement est programmé le samedi 18 janvier 2020 à Saintes (17) par Allegria. Une session de 4h00 de formation pour décupler son efficacité avec Musescore : écrire plus vite, manipuler ses partitions sur tous les supports, personnaliser ses modèles et styles, ajouter des extensions qui feront gagner du temps, poser toutes ses questions et bénéficier de l’expérience des autres !
Stage ouvert à toute personne sachant utiliser Musescore dans ses fonctions de base.
Surlignez tout ce que vous voulez dans votre partition Musescore avec cette palette aux couleurs des célèbres Stabilo fluos !
Une fois la palette ajoutée à votre logiciel, faites glisser une couleur dans votre partition, redimensionnez et positionnez à votre guise et c’est tout ! Vous surlignez facilement n’importe quelle partie de votre partition, comme un trait de fluo !
Voici un outil pratique pour toute personne qui souhaite annoter, analyser, mettre en évidence ou colorer une partition.
La première version de la palette Stabilo est sortie en novembre 2019, basée sur l’idée de partager le fichier .mpal généré lors de l’enregistrement de la palette. Après de nombreux essais, cela ne fonctionne pas.
Explications
Il s’avère que les liens contenus dans le fichier de la palette .mpal (qui relient le fichier png à insérer dans la partition avec la palette) ne sont pas générés de la même manière par toutes les instances de MuseScore. Ainsi le seul fichier .mpal partagé avec une autre instance de MuseScore ne peut retrouver les fichiers png. La palette n’affiche pas les couleurs et il est impossible de les insérer.
Exemple
Sur deux ordinateurs avec un OS identique et une même version de MuseScore (OS: Ubuntu 19.10, Arch.: x86_64, MuseScore version (64-bit): 3.4.2., revision: github-musescore-musescore-148e43f), on créé une nouvelle palette et on l’enregistre. Les fichiers .mpal ainsi générés ne contiennent pas les mêmes liens vers les fichiers couleur :
Dans le second lien, on observe les deux points et le slash, qui indique un chemin relatif (on recherche le fichier dans le dossier parent). Ce qui n’est pas le cas du premier lien.
Ce problème a été signalé sur le canal de discussion des développeurs de MuseScore, ainsi que sur le forum de support. Pas de réponse pour le moment.
Solution
Afin de profiter pleinement de la palette Stabilo, je vous propose par conséquent de contourner le problème et de créer votre propre palette, à partir des fichiers png de couleur prêts à l’emploi. Cette configuration prend 5 minutes et je vous guide pas à pas à travers cette vidéo.
Si vous avez plus d’informations à ce sujet ou des retours d’expérience, n’hésitez pas à les partager en commentaires.
Pour faire suite aux sondages de ce printemps (voir ce billet), j’animerai donc un stage d’initiation à Musescore le samedi 30 novembre 2019 au Centre culturel de Saint-Palais-sur-Mer (17). 6h00 de formation pour découvrir et prendre facilement en main ce logiciel de notation musicale dans ses fonctions de base.
Pas Sage en Seine est une rencontre consacrée au logiciel libre, au hacking et à sa culture. Cette année, elle aura lieu du 27 au 30 juin à Choisy-le-Roi. Lors de cet événement, j’animerai une conférence (samedi 29 à 17h00) puis un atelier (samedi 29 à 18h00) consacrés à Musescore.
Dans cette conférence, on présentera ce logiciel libre de notation musicale le plus utilisé dans le monde : son histoire, ce qu’il peut faire, ce qu’il apporte. On évoquera aussi l’importance d’un logiciel libre pour la transmission culturelle et dans l’enseignement ainsi que la question du droit d’auteur dans le modèle de Musescore. Enfin, j’essaierai de répondre au maximum de vos interrogations sur le sujet !
L’atelier qui suivra permettra à tout un chacun de s’essayer à Musescore.