Faut-il vraiment installer MuseHub pour utiliser MuseScore ?

Si vous utilisez ou si vous voulez découvrir MuseScore Studio, il y a de fortes chances que vous soyez tombé sur un petit problème assez déroutant. Ça s’appelle MuseHub.

Par exemple quand on télécharge le logiciel depuis le site officiel musescore.org : on obtient d’abord MuseHub : un nouveau logiciel, un nouvel icône, une nouvelle fenêtre et parfois même une demande d’autorisation de votre ordinateur.

Et vous vous demandez si MuseSocre a besoin de ça, si vous, vous avez vraiment besoin de ça… Réponse courte : non, pas forcément. Mais la réponse longue est intéressante à développer. MuseHub est un petit programme qui est devenu une pièce importante de l’écosystème de Muse Group et certaines fonctions de MuseScore Studio passent désormais par lui. Alors faisons le point, sous forme de foire aux questions.

MuseHub, c’est quoi ?
Commençons par le plus simple : MuseHub est une application de distribution et de gestion de logiciels et de contenus musicaux. En clair, imaginez une sorte de magasin d’applications spécialisé dans la musique. Vous y trouvez : des logiciels, des plugins, des banques de sons, des effets, des boucles, des contenus audio, des outils gratuits, des outils payants et bien sûr les produits de l’écosystème Muse Group.

MuseHub est disponible pour Windows et macOS. Il s’occupe notamment du téléchargement, de l’installation, des mises à jour et – pour les produits concernés – de l’activation des licences. Il n’est pas réservé uniquement à MuseScore. On y trouve également, par exemple, Audacity, ainsi que de nombreux produits développés par des sociétés ou développeurs indépendants. Vous pouvez donc voir MuseHub comme une sorte de « App Store pour les outils de création musicale »… avec une particularité importante : MuseHub appartient à Muse Group, c’est un logiciel propriétaire (donc non libre).

Qui est derrière MuseHub ?
MuseHub fait donc partie de Muse Group, l’entreprise qui possède notamment MuseScore et Audacity. Muse Group présente MuseHub comme une plateforme destinée à rassembler des outils de création musicale provenant à la fois de ses propres produits et de développeurs partenaires. Ce point est important à comprendre. Quand vous voyez un produit dans MuseHub, cela ne signifie pas nécessairement que Muse Group l’a développé, car MuseHub est également une plateforme de distribution. Les développeurs indépendants peuvent proposer leurs logiciels, plugins ou contenus sur la plateforme. Ils restent les développeurs de leurs produits, fixent leurs prix et assurent leur évolution. Autrement dit, MuseHub est le magasin et les produits peuvent appartenir à différents éditeurs.

Pourquoi Muse Group a-t-il créé MuseHub ?
La raison officielle est assez facile à comprendre. Aujourd’hui, un musicien peut avoir besoin de dizaines d’outils différents : un logiciel de notation, une banque de sons, un plugin, un synthétiseur, un éditeur audio, des effets, des échantillons… Chacun de ces logiciels peut avoir son propre système d’installation, de mise à jour et de licence. MuseHub cherche à simplifier tout cela. Vous installez MuseHub une seule fois puis vous pouvez installer les produits compatibles depuis le même endroit. MuseHub peut ensuite s’occuper de leur installation et de leurs mises à jour. Sur le papier, c’est plutôt pratique. Mais il faut comprendre que cela change aussi la philosophie du logiciel. On ne télécharge plus nécessairement un programme : on installe un gestionnaire qui va installer le programme. Nous allons voir que ce n’est pas exactement la même chose.

Alors pourquoi MuseScore Studio passe-t-il par MuseHub ?
C’est probablement la question que vous vous posez. Muse Group utilise désormais MuseHub comme distributeur officiel de MuseScore Studio et surtout comme gestionnaire des MuseSounds sous Windows et macOS (sous linux, le programme s’appelle « MuseSounds Manager »). À ce stade, il faut distinguer deux choses.

  • MuseScore Studio : c’est le logiciel de notation, celui dans lequel vous écrivez votre partition.
  • MuseSounds : ce sont les bibliothèques de sons qui permettent à MuseScore de produire une lecture beaucoup plus réaliste : piano, cordes, bois, cuivres, percussions, chœurs…

Les MuseSounds sont spécifiquement conçus pour fonctionner avec MuseScore Studio. Et MuseHub sert à installer et gérer ces bibliothèques sous Windows et macOS. C’est probablement la principale raison pour laquelle MuseHub revient aussi souvent lorsque vous utilisez MuseScore.

Peut-on installer MuseScore sans MuseHub ?
Oui ! Et c’est une information que beaucoup de débutants ne découvrent pas immédiatement. La page officielle de téléchargement de MuseScore propose actuellement explicitement une version de MuseScore Studio sans MuseHub, à la fois pour Windows et pour macOS. Donc sachez que MuseScore Studio et MuseHub ne sont pas techniquement inséparables. Vous pouvez utiliser MuseScore Studio sans installer MuseHub.

Peut-on alors utiliser MuseSounds sans MuseHub ?
Sous Windows et macOS : non, pas de la même manière. Je m’explique. MuseHub est actuellement le moyen prévu pour installer et gérer les MuseSounds sur ces deux systèmes. Le manuel officiel de MuseScore indique explicitement que les MuseSounds sont installés via MuseHub sous Windows et macOS. Donc vous pouvez parfaitement ne pas vouloir utiliser MuseHub et tout de même utiliser MuseScore Studio. Mais si vous voulez profiter des MuseSounds, MuseHub devient indispensable.

Et sous Linux ?
C’est un peu différent. Sous Linux, MuseHub n’est pas utilisé de la même manière. MuseScore fournit MuseSounds Manager, qui permet d’installer les MuseSounds. MuseHub est actuellement officiellement supporté sur macOS et Windows, tandis que MuseSounds Manager joue ce rôle sous Linux. Donc si vous êtes sous Linux : pas de MuseHub obligatoire pour utiliser les MuseSounds.

Est-ce que MuseHub est gratuit ?
Oui, l’application MuseHub elle-même est gratuite. Elle donne accès à des produits gratuits et à des produits payants. Cela ne signifie évidemment pas que tout ce que vous trouverez dans MuseHub est gratuit. Vous pouvez y rencontrer des logiciels gratuits, des logiciels payants, des abonnements, des essais gratuits, des plugins gratuits, des banques de sons payantes, etc. MuseScore Studio, quant à lui, reste gratuit et open source.

Faut-il créer un compte ?
Là encore et comme souvent avec Muse Group, il y a une petite subtilité. Vous n’avez pas besoin d’un compte MuseHub pour télécharger MuseScore Studio ou Audacity. En revanche, les autres produits gratuits peuvent nécessiter un compte. Et pour acheter un produit ou activer un essai gratuit, un compte est nécessaire. Le compte sert également à gérer les achats, les factures, les appareils autorisés et les contenus associés à votre compte. Attention : ce compte est différent du compte que l’on peut détenir sur les sites musescore.com ou .org. Il n’a rien à voir. Donc, au final pour un débutant qui veut simplement installer MuseScore : non, vous n’avez pas besoin de commencer par créer un compte MuseHub.

Mais alors pourquoi MuseHub reste-t-il installé sur mon ordinateur ?
Parce que MuseHub n’est pas simplement un installateur, c’est aussi un gestionnaire. Il peut vérifier les mises à jour, gérer les installations, gérer certaines licences, autoriser certains produits et gérer les contenus installés. MuseHub recommande d’ailleurs de le laisser fonctionner en arrière-plan afin qu’il puisse effectuer certaines de ces opérations, notamment l’autorisation et les mises à jour. Sur Windows, il se retrouve généralement dans la zone de notification. Sur macOS, il peut fonctionner dans la barre des menus et en arrière-plan.

Est-ce que MuseHub doit être ouvert pour utiliser MuseScore ?
Pas nécessairement pour tout. On touche là à une confusion fréquente : MuseScore Studio est une application indépendante. Vous pouvez donc l’installer sans MuseHub et l’utiliser de cette manière. En revanche, certains contenus et certaines fonctions gérées par MuseHub peuvent avoir besoin de lui pour être installés, mis à jour ou autorisés. La documentation de MuseHub indique d’ailleurs qu’une désinstallation du Hub peut entraîner l’arrêt de certains contenus, plugins ou applications parce qu’ils ne peuvent plus vérifier une licence valide.

Peut-on quitter MuseHub ?
Bien sûr. MuseHub peut être quitté complètement depuis son menu système. Il peut aussi rester actif en arrière-plan (c’est d’ailleurs un comportement assez classique pour ce genre de logiciel). Mais si vous utilisez des produits qui dépendent de MuseHub pour leur autorisation ou leur mise à jour, il peut être préférable de le laisser fonctionner.

Et si je désinstalle MuseHub ?
C’est possible, mais là encore, attention. La documentation officielle prévient que désinstaller MuseHub peut empêcher certains contenus, plugins ou applications de fonctionner correctement, notamment lorsqu’ils ont besoin du Hub pour l’autorisation de licence. Donc désinstaller MuseHub n’est pas équivalent à supprimer simplement un programme dont on n’a plus besoin, il peut y avoir des dépendances : tout dépend des logiciels que vous avez installés avec MuseHub.

Pourquoi MuseHub demande-t-il des autorisations ?
Parce qu’il doit pouvoir installer et mettre à jour des logiciels et des bibliothèques sur votre ordinateur. Sur macOS, MuseHub demande notamment des autorisations permettant de gérer les contenus et peut nécessiter l’autorisation de fonctionner en arrière-plan. C’est normal pour un gestionnaire de logiciels. Mais cela ne signifie pas que vous devez cliquer automatiquement sur ‘Autoriser’ à tout ce qu’il demande sans réfléchir. Comme toujours : regardez bien ce que le système vous demande d’autoriser. Et si quelque chose vous paraît inhabituel, mieux vaut vérifier avant de valider.

Est-ce que MuseHub ralentit mon ordinateur ?
Il faut distinguer deux choses : MuseHub n’est pas MuseScore. Lorsque MuseHub fonctionne en arrière-plan, il consomme évidemment des ressources système, mais son rôle principal est de gérer les installations, mises à jour et autorisations ; ce n’est pas lui qui produit la lecture audio de votre partition. Ce sont MuseScore Studio et ses moteurs/bibliothèques de sons qui vont principalement solliciter le processeur, la mémoire et le stockage lorsque vous travaillez avec des partitions lourdes et des MuseSounds. Cela dit, si vous avez une vieille machine, beaucoup de logiciels au démarrage et peu de mémoire disponible, chaque service supplémentaire compte. Et c’est une raison parfaitement valable pour ne pas installer systématiquement tout ce que l’on vous propose.

Pourquoi MuseHub apparaît-il autant depuis MuseScore 4 ?
Parce que Muse Group a progressivement fait de MuseHub un élément central de la distribution de ses logiciels et de ses contenus. Dès MuseScore 4, le téléchargement principal pour Windows et macOS proposait MuseHub, tout en conservant une possibilité d’installer MuseScore sans lui. Et cette organisation est toujours présente dans MuseScore Studio 4.7.5, la version stable actuelle publiée en septembre 2026. Ce n’est donc pas un petit utilitaire provisoire. MuseHub fait désormais partie de la stratégie de distribution de Muse Group.

Pourquoi Muse Group veut-il centraliser tout cela ?
Il y a probablement plusieurs intérêts : pour l’utilisateur : un seul endroit pour installer et mettre à jour ses outils ; pour Muse Group : un canal direct pour distribuer ses propres produits et ceux de ses partenaires ; pour les développeurs partenaires : une plateforme supplémentaire pour toucher des utilisateurs de logiciels de musique. Muse Group présente d’ailleurs explicitement MuseHub comme une plateforme permettant aux développeurs de publier leurs produits auprès d’une large communauté de créateurs. On retrouve donc une logique très classique des écosystèmes logiciels : plus les produits sont nombreux, plus il est intéressant d’avoir un endroit central pour les installer, les mettre à jour et les acheter.

Est-ce que MuseHub est indispensable pour MuseScore ?
Voilà la réponse que je donnerais à un débutant :

  • Si vous voulez simplement écrire des partitions : non. Vous pouvez installer MuseScore Studio sans MuseHub ;
  • Si vous voulez utiliser les MuseSounds sous Windows ou macOS : oui, MuseHub est actuellement le gestionnaire prévu pour cela ;
  • Si vous utilisez Linux : non : MuseSounds Manager joue ce rôle ;
  • Si vous utilisez des produits achetés ou certains plugins distribués via MuseHub : il peut être nécessaire de conserver MuseHub, notamment pour l’autorisation et les mises à jour.

Ceci est un extrait de la liste de diffusion hebdomadaire Hack(ing muse)Score. Chaque semaine j’envoie un message sur MuseScore et la notation musicale. Ne ratez pas le prochain !

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Cantai : enfin des guides-voix pour les choristes… mais à quel prix ?

© Thirdman

Il y a un problème dont on me parle tous les jours dès que l’on aborde le domaine du chant choral, notamment amateur : l’apprentissage des chants par des non lecteurs. Parce qu’une partition, même parfaitement écrite, ne chante pas toute seule.

Pour un choriste qui lit très bien la musique, ce n’est évidemment pas un problème majeur. Mais pour la très grande majorité de choristes amateurs, apprendre une nouvelle œuvre signifie déchiffrer sa partie, comprendre les rythmes, mémoriser les intervalles…, bref se dépatouiller avec ce qui ressemble souvent à du chinois et surtout réussir à entendre ce que l’on doit faire avec sa voix.

Pour un chef de chœur ou un choriste amateur, c’est un problème très concret et quotidien. D’ailleurs, peut-être que vous vivez vous-aussi cette situation.

Certains chefs ou choristes « ressources » enregistrent des fichiers d’apprentissage, des playbacks informatiques, souvent des mp3 de la banque de son par défaut de MuseScore. Avec tous les aléas que cela comporte : répondre aux choristes qui demandent « tu peux me refaire l’alto ? ». Et recommencer à chaque nouveau morceau… Mais c’est déjà mieux que rien !

La solution idéale : les guides-voix
Depuis longtemps, tout choriste sait que la meilleure solution pour apprendre une œuvre chorale c’est le guide-voix : une vidéo de la partition qui défile, avec la partie que l’on doit apprendre chantée par une vraie voix. On voit les notes, on entend la partie chantée avec les vraies paroles et on apprend par imitation et mémorisation. Ultra efficace pour un non lecteur. Le problème, évidemment, c’est qu’il faut les fabriquer. C’est là que Muse Group est arrivé avec Cantai.

Cantai : faire chanter automatiquement une partition
L’idée de Cantai est séduisante : vous écrivez ou ouvrez votre partition dans MuseScore Studio, vous indiquez les paroles, vous choisissez une voix… et Cantai chante la partition. Cantai analyse les notes, les paroles, le tempo et les indications musicales pour produire une interprétation chantée. Le logiciel utilise des modèles de synthèse vocale entraînés à partir de chanteurs professionnels ayant participé au projet (site officiel de Cantai).

Pour quelqu’un qui veut fabriquer des guides-voix, c’est exactement le genre d’outil que l’on attendait ; et quand ça fonctionne bien, le résultat peut être vraiment impressionnant. Certains utilisateurs parlent même d’un résultat « magique ». D’autres expliquent que Cantai leur permet effectivement de fabriquer leurs pistes de répétition de chœur (avis utilisateurs de Cantai sur MuseHub). Mais… Car oui, il y a un gros « mais » !

Cantai aujourd’hui : une technologie impressionnante… mais encore assez frustrante
En septembre 2026, Cantai est bien intégré à MuseScore Studio et le produit est commercialisé. La dernière version de MuseScore Studio est la 4.7.5, et Cantai est distribué par MuseHub. Cantai coûte actuellement 9,99 $ par mois ou 149 $ en licence perpétuelle (Cantai – tarifs et édition MuseScore Studio).

Sur le papier, tout semble donc réglé. Dans la pratique, les retours des utilisateurs récents sont beaucoup plus nuancés. Et c’est surtout la version 3.x de Cantai qui semble avoir créé beaucoup de frustration. Le problème qui revient le plus souvent est le temps de rendu. Des utilisateurs rapportent des temps de plusieurs minutes pour quelques mesures, et parfois plusieurs heures pour une pièce entière. Un utilisateur explique par exemple être passé de rendus de 5 à 10 minutes à plusieurs heures par partie vocale après une mise à jour. Un autre rapporte attendre 15 minutes pour seulement trois mesures à quatre voix.

D’autres rencontrent régulièrement le fameux « Check your connection » alors que leur connexion Internet fonctionne parfaitement. Ou encore : « Processing online sounds » qui reste affiché pendant de longues minutes avant d’échouer. Ce n’est pas seulement un ou deux témoignages isolés : les avis publiés fin août et en septembre 2026 contiennent de nombreuses plaintes de ce type (avis utilisateurs de Cantai sur MuseHub).

Parallèlement, soyons objectifs, certains utilisateurs trouvent justement le son remarquable. C’est probablement ce qui rend la situation particulièrement frustrante : quand Cantai fonctionne, il peut être vraiment excellent. Mais quand il ne fonctionne pas, on peut passer davantage de temps à attendre un rendu ou à résoudre un problème qu’à travailler sa partition.

Et il n’y a pas que la vitesse. Les utilisateurs signalent également des problèmes de justesse, de dynamique, de prononciation, d’équilibre entre les voix et l’accompagnement, de stabilité du rendu ou de comportement des voix après certaines mises à jour. Un avis récent signale par exemple des problèmes de prononciation avec certaines paroles et des dynamiques vocales difficiles à équilibrer avec un orchestre. D’autres signalent des voix qui deviennent trop fortes, des notes fausses ou des prononciations qui se dégradent après les mises à jour.

Il faut évidemment prendre ces avis pour ce qu’ils sont : des retours d’utilisateurs, pas une étude statistique de la fiabilité de Cantai. Mais force est de constater que leur nombre et leur récurrence montrent au minimum que l’expérience n’est pas encore parfaitement homogène.

Et puis il y a une question toute bête : dans quelle langue chante votre chœur ?
C’est peut-être, pour nous autres choristes francophones, l’un des problèmes les plus importants. La documentation actuelle de Cantai met officiellement en avant l’anglais et le latin, avec d’autres langues annoncées comme devant arriver (documentation et FAQ de Cantai). Pour un chœur qui chante principalement en anglais ou en latin, cela peut donc être intéressant. Pour un chœur français… et bien c’est râté.

C’est un point fondamental. Une intelligence artificielle capable de produire une voix très réaliste mais qui ne sait pas correctement prononcer le texte que nous chantons ne résout finalement qu’une partie du problème. Les retours utilisateurs le confirment : certains signalent déjà des difficultés avec le latin, et d’autres langues peuvent être tout simplement mal interprétées. Pour un guide-voix destiné à l’apprentissage, une mauvaise prononciation est loin d’être un détail. Le choriste va précisément apprendre ce qu’il entend. Tout pédagogue sait quelle est la valeur de l’exemple, on ne peut transiger sur ce point.

Une autre question : quel ordinateur faut-il pour faire fonctionner tout cela ?
C’est un autre aspect qui me gêne davantage. Pour fonctionner correctement, Cantai demande aujourd’hui une machine relativement récente. Sur Mac, il faut au minimum un Mac Apple Silicon M1 avec macOS 14, ou un Mac Intel compatible avec macOS 13.4. Les Mac Intel utilisent le processeur pour les rendus et sont donc plus lents. Sous Windows, Cantai demande Windows 10 20H2 ou plus récent et un processeur x86-64 (changelog technique de Cantai).

Et surtout, toutes les machines ne permettent pas le rendu local. Lorsque le rendu local n’est pas disponible, Cantai passe par le rendu en ligne. Et là apparaît une autre contrainte : 180 minutes de rendu en ligne par semaine, avec remise à zéro chaque lundi (Cantai – informations officielles). Cantai précise que les rendus locaux sont illimités sur les machines compatibles.

Mais voilà le paradoxe : on nous propose une solution qui doit nous permettre de produire facilement des guides-voix… Mais pour bénéficier pleinement de cette solution, il faut parfois posséder une machine suffisamment récente et suffisamment puissante. Cela pose une vraie question pour un logiciel destiné notamment aux musiciens amateurs. Est-ce vraiment un progrès si, demain, il faut changer d’ordinateur pour continuer à utiliser correctement son outil de musique ?

Et l’addition environnementale ?
Il y a aussi une question dont on parle encore peu : combien coûte énergétiquement cette facilité ? Je ne vais évidemment pas prétendre calculer l’empreinte carbone d’un guide-voix Cantai à partir de quelques chiffres généraux : nous ne disposons pas, à ma connaissance, de données publiques suffisamment précises permettant de dire qu’une minute de chant Cantai = X grammes de CO₂. En revanche, le problème général est réel.

Cantai utilise des technologies de machine learning, et lorsqu’un rendu doit être effectué en ligne, il faut des serveurs pour effectuer le calcul. Plus largement, l’Agence internationale de l’énergie estime que la consommation électrique des centres de données a fortement augmenté et que leur consommation mondiale pourrait approximativement doubler entre 2025 et 2030, pour atteindre autour de 950 TWh. Les centres de données consacrés à l’IA progressent encore plus rapidement (Agence internationale de l’énergie – Key Questions on Energy and AI).

Cela pose une question fondamentale, à mon sens : avons-nous vraiment besoin d’envoyer chaque petite répétition d’une partition sur des infrastructures de calcul spécialisées, pour produire un guide-voix destiné à apprendre une chanson de trois minutes ? Pouvons-nous nous payer le luxe d’utiliser tant de ressources naturelles de notre planète pour tenter de générer un objet d’apprentissage dont on a vu qu’il ne serait même pas parfait, voire même juste utilisable ? D’autant que l’alternative existe : produire les fichiers localement, avec des outils beaucoup plus simples et les conserver ensuite sur son ordinateur.

Alors, faut-il essayer Cantai ?
C’est à vous de voir. Chacun est libre. Pour être tout à fait transparent avec vous, personnellement, je ne l’ai pas essayé et je ne le ferai pas. Les raisons sont listées ci-dessus. Pour ma part, elles ne sont pas vraiment techniques, mais plutôt éthiques, pragmatiques voire philosophiques. C’est aussi pour cela que cet article comporte de nombreuses références aux sources utilisées, afin que chacun puisse se faire son propre avis.

Sachez tout de même que Cantai propose actuellement un essai gratuit (Essayer Cantai gratuitement). Le fonctionnement est limité à 30 secondes de rendu audio avant achat, ce qui permet au moins de vérifier le principe avec sa propre partition et ses propres paroles (FAQ Cantai).

Quant à moi, je vais continuer dans une autre direction
Parce que tout cela m’a amené à une réflexion assez simple. Le problème des choristes n’est pas de disposer d’une intelligence artificielle, c’est d’abord et surtout d’apprendre leurs chants. Cantai est une réponse possible à ce problème, mais ce n’est pas la seule. Et surtout, on peut fabriquer d’excellents guides-voix sans intelligence artificielle, sans abonnement, sans dépendre d’un serveur et sans avoir besoin de remplacer son ordinateur. C’est précisément ce que je suis en train de préparer, notamment à la demande d’une des plus grandes organisation de pratique musicale amateure en France.

Une prochaine formation consacrée aux guides-voix
L’objectif sera de vous montrer comment partir d’une partition et arriver à des supports d’apprentissage réellement utilisables par les choristes : la partition qui défile, la bonne partie mise en évidence, l’exemple audio dans la bonne langue, et tout ce qu’il faut pour travailler efficacement chez soi. Le tout sans Cantai, sans IA et sans attendre plusieurs minutes que le serveur veuille bien chanter trois mesures. Et surtout avec des outils que vous pourrez comprendre, maîtriser et conserver.

Parce que finalement, pour apprendre un chant, je ne suis pas certain que nous ayons besoin de demander à une intelligence artificielle de chanter à notre place. Nous avons surtout besoin de bons outils pour apprendre à chanter nous-mêmes, avec de l’authenticité et au passage de la sobriété environnementale.

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Session d’été : prochaine mission décalée au jeudi 13 août (Le site musescore.com)

Pour rappel, la session d’été est en cours. Cela consiste en 4 missions = visioconférences, chacune dédiée à une thématique précise que vous travaillez avec moi en direct, en petit groupe.

La prochaine mission était prévue initialement demain mercredi prochain 12 août à 20h00, sur le thème du site musescore.com et de la gestion d’un compte gratuit. Or, ce mercredi 12 août aura lieu l’éclipse solaire exceptionnelle. Cela n’est pas arrivé depuis 27 ans et ne se reproduira plus avant 55 ans. Et nous sommes nombreuses et nombreux à souhaiter l’observer. Alors notre mission se retrouve bien mal placée !

C’est pour cela que nous allons la décaler au lendemain, jeudi 13 août, toujours à la même heure de 20h00 à 22h00. Si parmi les inscrits cette nouvelle date pose problème, voyons cela ensemble pour trouver une solution.

Si vous souhaitez rejoindre cet événement, cliquez ici pour vérifier s’il reste des places : https://formann.systeme.io/e4805376.

Vous avez un compte musescore.com mais vous n’êtes pas certain de l’avoir correctement configuré ? Vous ne savez pas exactement ce que vous pouvez faire avec un compte gratuit, ni comment partager vos partitions sans mauvaise surprise ?

Pendant cette mission, nous allons construire ensemble votre environnement musescore.com, étape par étape et apprendre à exploiter gratuitement tout son potentiel.

Nous partirons d’un compte 100 % gratuit. Si vous en avez déjà un, nous vérifierons ensemble sa configuration et corrigerons ce qui doit l’être.

Nous commencerons par décrypter les différents abonnements proposés par musescore.com. Que proposent-ils réellement ? Quelles fonctionnalités nécessitent un abonnement ? Et surtout, que peut-on faire gratuitement ? L’objectif est que vous sachiez exactement ce dont vous avez besoin, et ce dont vous n’avez pas besoin, avant de souscrire éventuellement à une offre payante.

Nous verrons ensemble comment :
• relier correctement votre compte à MuseScore Studio ;
• utiliser l’onglet Publier ;
• gérer votre profil ;
• partager vos partitions ;
• comprendre les différents réglages de visibilité.

Nous ferons également le point sur la fonction Import de musescore.com :

  • Que peut-on réellement importer ?
  • Dans quels cas cette fonction est-elle utile ?
  • Quels résultats peut-on espérer ?
  • Quelles sont ses limites ?

Nous testerons ensemble les différentes possibilités afin que vous sachiez quand utiliser cette fonction et quand il vaut mieux employer une autre méthode. Nous verrons notamment l’import de PDF et de fichiers audio, ainsi que les possibilités et les limites de ces outils.

Et surtout : que peut-on publier ? Utiliser musescore.com ne consiste pas simplement à cliquer sur « Publier ». Nous prendrons donc également le temps d’aborder les bases du droit d’auteur :
• quelles partitions pouvez-vous copier ou arranger ?
• pouvez-vous les publier ?
• pouvez-vous les partager publiquement ?
• que signifie réellement « partager » une partition ?
• quels sont vos droits et vos responsabilités ?

L’objectif n’est pas de vous montrer une succession de menus, mais de construire avec vous un environnement de travail fiable et maîtrisé.

Comme pour toutes les missions Hacking MuseScore, nous faisons les manipulations ensemble. Je vous explique les pièges à éviter, je réponds à vos questions, j’audite votre compte et vos partitions et je vous accompagne jusqu’à ce que tout fonctionne correctement sur vos appareils.

À la fin de cette mission, vous saurez tirer le meilleur parti de musescore.com avec un compte gratuit, comprendre les possibilités qui vous sont réellement offertes, choisir les bonnes méthodes d’importation et partager vos partitions en toute confiance. Que ce soit pour publier vos créations, collaborer avec d’autres musiciens ou simplement diffuser une partition, vous saurez ce que vous faites, pourquoi vous le faites et quelles sont les limites à connaître.

Cette mission comprend :

  • une démonstration pas à pas ;
  • des travaux pratiques, à faire ensemble en direct ;
  • une mise en pratique immédiate sur votre compte (pré-existant ou à créer) ;
  • des questions et échanges en direct ;
  • un audit de votre compte et vos partitions au regarde du droit d’auteur ;
  • des ressources complémentaires ;
  • le replay de la séance, accessible à vie.

10 places étaient initialement disponibles. La vôtre vous attend peut-être encore ici :
https://formann.systeme.io/e4805376

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MuseScore Radio : décryptage de ce nouveau service lancé il y a quelques jours et de ce qui se cache derrière…

Une annonce pas si anodine que cela…

La semaine dernière, Muse Group a fait une publication sur ses réseaux sociaux (Instagram et YouTube, notamment), pour annoncer le lancement d’un nouveau service : « MuseScore Radio » :

« We’re launching MuseScore Radio, a 24/7 stream made entirely from music by this community, going out to 100,000+ on our YouTube channel.

Mood to aim for:Study music, late-night wind-downs, cinematic, calm, warm. The kind of thing that makes someone go looking for the score.

We’re picking the first ones now. If you’ve written your own original piece in MuseScore Studio with MuseSounds, you’re already most of the way there.

Link in bio. Send us the one you keep coming back to.

Two things to have ready:

  • Your score, published on musescore.com
  • A WAV of it in Google Drive or Dropbox, link set to public »

Si l’anglais n’est pas votre fort, voici en substance l’annonce traduite :

« Nous lançons MuseScore Radio, un stream disponible 24 h/24 et 7 j/7, composé entièrement de musiques créées par cette communauté, et diffusé auprès de plus de 100 000 personnes sur notre chaîne YouTube.

L’ambiance recherchée :Musique pour étudier, moments de détente tard le soir, ambiance cinématographique, calme et chaleureuse. Le genre de musique qui donne envie d’aller chercher la partition.

Nous sélectionnons les premières œuvres en ce moment. Si vous avez composé votre propre morceau original dans MuseScore Studio avec MuseSounds, vous avez déjà fait l’essentiel du chemin.

Lien dans la bio. Envoyez-nous celui auquel vous revenez toujours.

Deux choses à préparer :– Votre partition, publiée sur musescore.com– Un fichier WAV de votre morceau sur Google Drive ou Dropbox, avec un lien accessible au public. »

Dit comme cela, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les compositeurs qui utilisent MuseScore : vous avez écrit une œuvre originale, vous l’avez créée avec MuseScore Studio et MuseSounds, vous la publiez sur musescore.com et vous pouvez proposer votre morceau pour qu’il soit diffusé.

Mais derrière cette annonce, il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant à observer. Car Muse Group ne semble plus vouloir faire de MuseScore uniquement un logiciel pour écrire des partitions ou un site pour les partager. On voit progressivement se construire un véritable écosystème autour de la création musicale. Et cette radio en est probablement une nouvelle pièce.

De la partition à la musique : une boucle qui se met en place
Réfléchissons au parcours proposé :
MuseScore Studio → MuseSounds → musescore.com → MuseScore Radio → YouTube

Vous écrivez votre musique dans MuseScore Studio. Vous utilisez MuseSounds pour obtenir un rendu audio. Vous publiez votre partition sur musescore.com. Muse Group peut ensuite sélectionner votre œuvre pour sa radio. Et votre musique est alors diffusée auprès d’une audience qui – et c’est là à mon avis toute la subtilité de l’opération – peut ensuite avoir envie d’aller chercher… la partition ! Vous commencez à comprendre ?

L’annonce dit d’ailleurs clairement que Muse Group recherche « le genre de musique qui donne envie d’aller chercher la partition ». Ce n’est donc pas uniquement une radio destinée à faire écouter de la musique, c’est également un moyen de faire circuler les utilisateurs entre les différents services de l’écosystème MuseScore.

Expliqué autrement : YouTube apporte de l’audience → musescore.com apporte les partitions → MuseScore Studio permet de les créer → MuseSounds permet de les faire entendre → et la radio fait le lien entre tout cela.

Pourquoi MuseSounds est important dans cette annonce ?
Autre détail intéressant : Muse Group demande que l’œuvre ait été créée dans MuseScore Studio avec MuseSounds. Cela n’est probablement pas anodin…

Depuis plusieurs années, Muse Group développe MuseSounds et cherche à améliorer de manière importante le rendu audio de MuseScore Studio. L’objectif est assez logique : si je peux écrire une œuvre orchestrale dans MuseScore et obtenir directement un rendu suffisamment convaincant pour être écouté par quelqu’un qui ne lit pas une partition, MuseScore devient beaucoup plus qu’un simple logiciel de notation : il devient également un outil de création et de maquette musicale ; et avec MuseScore Radio, cette fonction prend encore plus de valeur.

Si vous êtes compositeur et que vous n’avez pas d’orchestre, pas de studio d’enregistrement et pas forcément les moyens de faire enregistrer votre œuvre, vous pouvez malgré tout produire un fichier audio à partir de votre partition et éventuellement le proposer à la diffusion.

Et le double effet « Kiss Kool » : plus on donne de l’importance à MuseSounds, plus les utilisateurs seront attirés par les banques de son toujours plus importantes et de plus en plus monétisées, notamment à travers le petit utilitaire MuseHub dont beaucoup sous-estiment le rôle marketing.

Pour lire le dossier de décryptage entier, abonnez-vous ci-dessous.

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L’influence de Finale

À la fin du mois d’août, l’éditeur Make Music annonçait la fin programmée de son logiciel emblématique d’édition musicale, à savoir Finale. Cela a engendré une déflagration dans le milieu de la notation musicale et les concurrents se sont tour à tour positionnés par rapport à cette nouvelle. MuseScore, rapidement, avait tendu la main aux utilisateurs de Finale.

Ces derniers jours, le chef de projet Martine Keary (alias Tantracul) s’intéresse un peu plus à ces utilisateurs prochainement orphelins de leur logiciel, en leur proposant de répondre à un sondage concernant ce qui est important pour eux dans leur logiciel actuel : https://7370iq7bhjp.typeform.com/about-finale

On trouve dans ce sondage des questions relatives à des fonctionnalités caractéristiques du logiciel Finale, comme l’entrée Speedy, le copier-coller par glissement, des fonctions de mise en page par glissement également, par exemple. Sept questions au total pour lesquelles l’utilisateur est invité à indiquer si cette fonction est pas du tout importante jusqu’à indispensable sur une échelle de graduation.

Pourquoi ce sondage n’est-il pas si anodin que ça pour nous, utilisateur de MuseScore ? Et bien parce que montrer un tel intérêt pour les habitudes et les fonctionnalités que les utilisateurs de Finale estiment importantes est une attention somme toute louable, censée permettre un meilleur accueil et une meilleure transition de ces utilisateurs. La question que l’on peut légitimement se poser, c’est jusqu’à quel point la prise en compte de ces habitudes va venir faire évoluer le logiciel MuseScore.

Quand on demande si l’entrée Speedy est un outil indispensable, peut-être peut-on imaginer que cette fonctionnalité soit implémentée dans MuseScore à l’avenir ? Il y aurait alors dans cet exemple précis un apport positif et enrichissant de ce potentiel mouvement d’utilisateurs de Finale vers MuseScore. C’est vrai que régulièrement en formation, les habitués de Finale me demandent si l’entrée Speedy existe également dans MuseScore. Si cela arrive un jour, nombre d’entre eux seraient ravis, car cette fonctionnalité de saisie de la notation extrêmement performante est en général très appréciée.

Sans vouloir faire de « plans sur la comète » comme le dit l’expression consacrée, l’avenir nous dira si ce sondage n’était qu’une première étape vers de nouvelles fonctions que nous verrions apparaître dans les prochaines versions, motivées par une meilleure transition pour les nouveaux utilisateurs arrivant de Finale, mais qui en fin de compte permettrait de faire avancer positivement notre logiciel préféré.

En attendant, je serais curieux de connaître quelle est, pour vous, la fonction indispensable, celle dont vous ne pourriez plus vous passer dans MuseScore. N’hésitez pas à me l’indiquer en répondant à ce message. Et n’hésitez pas non plus à relire les derniers messages de ce mois de septembre, messages qui explorent les différentes possibilités de saisie de la notation autre que le mode par défaut.

Ceci est un extrait de la liste de diffusion hebdomadaire Hack(ing muse)Score. Chaque semaine j’envoie un message sur MuseScore et la notation musicale. Ne ratez pas le prochain !

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L’étrange arithmétique de Muse Group

Il y a 4 jours j’ai reçu un mail de Muse Group me proposant un abonnement Pro+ au site musescore.com avec une remise de 90% (offre d’été) :

Outre le fait que l’on peut s’interroger sur la pertinence d’un tarif que l’on peut remiser à hauteur de 90%, vous allez découvrir l’arithmétique très… particulière de Muse Group.

En consultant le tarif public de l’offre Pro+ sur le site musescore.com, on voit ceci :


Avec donc un tarif affiché à 69,99€ pour 12 mois, à l’issue de la période d’essai gratuit.

On remarque le bouton que l’on peut activer pour bénéficier de l’offre d’été, ce qui correspond au mail que j’avais reçu. En activant ce bouton, on obtient :


Une banderole de couleur apparait en haut, avec la remise annoncée dans le mail : -90%. En dessous, le tarif affiché passe alors à 39,99€ pour 12 mois, avec le prix correspondant par jour (0,11€ = 39,99 ÷ 365).

Pas besoin d’être un génie des maths pour remarquer que 90% de remise appliqués à un prix de départ de 69,99€, cela ne fait pas 39,99€ (mais plutôt 7€).

En revanche, il faut retirer environ 42,9% au prix de départ (69,99€) pour obtenir le prix de l’offre d’été (39,99€).

Moralité : Muse Group propose une offre avec 90% de remise mais en réalité, la remise effective n’est que de 42,9%.

Inutile de préciser que cette situation est en infraction avec la législation française et même européenne (ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021 transposant la directive européenne 2019/2161 dite « Omnibus », applicable pour la France depuis le 28 mai 2022).


Source : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/des-regles-plus-claires-contre-les-faux-rabais

Vous voilà maintenant informé(e) si d’aventure vous souhaitiez souscrire à cette offre. De manière générale, étudiez bien les prix affichés, avec ou sans remise et faites surtout attention à la manière dont le tarif s’applique : à la semaine, au mois ou pour 12 mois (car toutes ces versions cohabitent sur le site).

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Utiliser musescore.com gratuitement

Oui c’est possible !

(je parle bien du site internet de partage de partitions musescore.com, pas du logiciel MuseScore Studio qui lui reste parfaitement gratuit)

Les critiques sur internet se font de plus en plus nombreuses ces dernières semaines, et vous m’écrivez régulièrement pour des conseils ou de l’aide sur l’utilisation de ce service de partage de partitions. Plusieurs vidéos sur la chaine YouTube sont dédiées à ce point précisément.

Je les complète aujourd’hui avec une vidéo qui démontre comment utiliser le site .com à travers l’application mobile MuseScore :

  • sans créer de compte, sans entrer absolument aucune information personnelle
  • en créant un compte parfaitement gratuit, sans fournir aucune information de paiement.

Pour rappel, l’application mobile permet d’accéder au même catalogue de partitions que le site musescore.com. Les deux entités utilisent la même base de partitions, la même base d’utilisateurs et les mêmes comptes avec les mêmes données personnelles. Pour celles et ceux qui veulent / peuvent utiliser un appareil mobile (tablette, smartphone), la création d’un compte gratuit (qui sera donc utilisable également sur le site .com) est un peu plus aisée à partir de l’application mobile.

En vidéo, c’est ici :

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5 fausses rumeurs sur MuseScore

Voici 5 affirmations que j’ai pu lire dernièrement sur internet et qui sont totalement fausses. On décrypte ensemble.

  1. MuseScore a des options payantes
    Faux. Le logiciel MuseScore (désormais nommé MuseScore Studio) a toujours été et restera gratuit. C’est un logiciel open-source placé sous licence GNU GPL V3 qui garantie sa gratuité. En revanche, le site de partage de partition musescore.com peut avoir des options (offres) payantes (et il en a beaucoup…!)
  2. Les banques de son de MuseHub deviennent payantes
    Actuellement ce n’est pas le cas et à ma connaissance aucune communication officielle ou officieuse ne l’indique. On peut toutefois imaginer qu’à l’avenir, Muse Group envisage la possibilité de faire payer des banques de son. À suivre…
  3. J’installe MuseScore sur ma tablette et c’est payant
    Le logiciel MuseScore Studio ne peut pas s’installer sur une tablette (sauf tablette windows), ni un smartphone. Il fonctionne uniquement sur ordinateur (windows, mac ou linux). Sur une tablette, je peux installer uniquement l’application mobile qui est disponible dans les magasins d’applications (Google Play Store ou Apple Play Store principalement). Celle-ci ne sert pas à écrire une partition mais seulement à la visionner et à entendre son playback. Ceci étant dit, à l’installation de l’application mobile, il est possible que l’on vous demande votre numéro de carte bancaire, car l’appli va vous proposer une offre d’abonnement payante pour créer un compte. Ce compte est le même que pour le site de partage de partition musescore.com. Il faut donc être vigilant et fermer la fenêtre pour ensuite se connecter avec un compte existant ou créer un compte gratuit.
  4. S’inscrire sur le site musescore.com est forcément payant
    Non. Mais le site fait tout pour vous faire penser le contraire. Voir cette vidéo pour se créer un compte (vraiment) gratuit :
    https://youtu.be/X2KxfDVvBdA?si=IY-_vtO72tbLxJ_6
  5. Avec la dernière version, je ne peux plus ouvrir mes anciennes partitions
    C’est faux. La compatibilité vers d’anciennes partitions est toujours assurée. C’est à dire que vous ne pouvez ouvrir une partition créée avec MuseScore qu’avec la version qui l’a créée ou une version suivante, mais pas une version précédente. Exemple : vous avez créé une partition avec la version 4.1 :
    – Cette partition pourra s’ouvrir avec toutes les version suivantes, donc 4.2, 4.3 et même les version futures à venir,
    – Cette partition ne pourra pas s’ouvrir avec les version précédentes : donc 4.1, 3.6, 2.3, etc.

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MuseScore Studio est arrivé

Mardi dernier 7 mai est sortie la version 4.3. C’est donc la première version du logiciel à comporter le nouveau nom de « MuseScore Studio » comme décidé en janvier dernier, afin d’éviter les fréquentes confusions avec le site de partage de partitions musescore.com et l’application mobile.

La vidéo de présentation (en anglais) est ici :

Et je vous conseille de ne pas l’installer ! Du moins, pas tout de suite… Pour comprendre ce conseil, je vous renvoie à la lecture de la newsletter du 5 septembre dernier, accessible également sur le blog : https://hackingmusescore.org/pourquoi-musescore-plante-plus-quavant/. Mais rien ne vous empêche de tester cette version sans plus attendre, bien entendu !

Les nouveautés de cette version sont présentées en français ici :
https://musescore.org/fr/node/363520

La principale nouveauté c’est l’arrivée des « sound flags » qui vont permettre de contrôler la lecture et les sons joués de manière bien plus poussée.

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Le nouveau GAFAM de la musique

Voici une information qui était passée inaperçue dans ma veille de l’écosystème de MuseScore. Le groupe Muse Group qui est composé de MuseScore, Ultimate Guitar, Audio.com, Audacity, Tone Bridge, StaffPad s’est offert le 1er décembre dernier la plus grosse maison d’édition au monde, à savoir Hal Leonard.

On savait que Muse Group réunissait des outils pour former un écosystème interopérable à terme. On savait aussi qu’Ultimate Guitar détient des accords commerciaux avec nombre d’éditions de part le monde pour nourrir légalement ses sites de partage de paroles et tablatures et plus récemment le site de partage de partitions musescore.com. On sait maintenant même si c’est tout sauf une surprise, que Muse Group voit grand, très grand même en rachetant le plus gros catalogue éditorial mondial.